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Liste des thématiques de recherche

Un processus d’affaires est une séquence ordonnée de tâches qu’un individu ou une organisation exécute pour remplir sa mission. Pour informatiser une organisation, il faut comprendre ses processus d’affaires. Ceci est d’autant plus vrai pour les processus inter-organisationnels. Nous travaillons sur a) la conception de langages de modélisation, b) le développement d’outils pour la spécification et la spécialisation de processus, c) la validation de processus inter-organisationnels, d) la spécification et l’exécution de processus flexibles, et e) la conception de processus de compensation.

Membres travaillant sur ce thème: Ygal Bendavid, Yasmine Cherif, Martin Cloutier, Abdel Leshob, Hafedh Mili et Abdelatif Obaid.

En informatique ubiquitaire, une fonction logicielle est réalisée par un ensemble
d’appareils, souvent de faibles capacités, qui interagissent pour réaliser diverses fonctions. Nous travaillons sur la mise en oeuvre logicielle de ce paradigme computationnel. Nous travaillons aussi à diverses applications dans le domaine de la santé dont la télésurveillance de patients et la gestion d’inventaire en milieu hospitalier. Nous travaillons aussi sur son application à la gestion de l’expérience consommateur, regroupant les techniques utilisées pour mieux connaître ses besoins.

Membres travaillant sur ce thème: Ygal Bendavid, Yasmine Cherif, Ghizlane El-Boussaidi, Hamid Mcheick, Hafedh Mili, Abdelatif Obaid.

Nos habitudes, nos besoins et nos désirs influencent nos actions quotidiennes, et par conséquent les traces que nous laissons sur les diverses applications que nous utilisons. La fouille de données vise à « remonter vers » ces caractéristiques à partir des traces laissées sur ces applications. Nous travaillons sur a) l’élaboration de modèles comportementaux permettant de relier les caractéristiques aux traces, b) le développement de représentations permettant de capturer la richesse de ces traces, c) le développement d’algorithmes efficaces permettant d’analyser de grands volumes de traces complexes, et d) l’exploitation de ces analyses à diverses fins. Nous nous intéressons aussi aux dimensions sociologiques et éthiques du profilage, et des différents moyens, techniques ou autres, d’offusquer ces traces.

Membres travaillant sur ce thème: Maude Bonenfant, Mohamed Bouguessa, Robert Godin, Daniel Lemire, Daniel Memmi, Rokia Missaoui, André Mondoux et Petko Valtchev.

Le logiciel est le produit d’un processus complexe dont la plupart des étapes sont peu comprises et mal formalisées. Il est donc difficile de garantir la qualité des logiciels par construction, en se basant uniquement sur le processus de développement. Par contre, on est mieux apte à a) comparer diverses « solutions techniques » sur le plan qualité et recommander la meilleure, b) détecter des problèmes de qualité dans un logiciel existant, et c) proposer des remèdes pour régler ces problèmes de qualité. De plus, une fois que l’on a sous la main un composant logiciel de qualité, on essaye de le rentabiliser en le cataloguant et en en documentant l’usage. Nous travaillons sur ces deux problématiques.

Membres travaillant sur ce thème: Ghizlane El-Boussaidi, Yann-Gaël Guéhéneuc, Hakim Lounis, Naouel Moha, Hafedh Mili, Jean Privat et Guy Tremblay.

L’informatique nuagique (cloud computing) est une façon d’offrir une infrastructure
informatique à distance, de manière transparente, à des utilisateurs / applications, qui soit « élastique » en fonction de la demande. La plupart des applications récentes sur téléphones intelligents sont déployées selon ce modèle. Nous nous intéressons aux problèmes soulevés en réseautique, en bases de données, en systèmes d’exploitation, en applications distribuées, et en architectures logicielles.

Membres travaillant sur ce thème: Wessam Ajib, Brigitte Kerhervé, Naouel Moha, Abdelatif Obaid et Jean Privat.

L’informatique est bien sûr une technologie, et son développement dépend d’abord de progrès techniques. Mais cette technologie est fortement imbriquée avec des phénomènes sociaux. Depuis l’avènement d’internet, l’informatique sert maintenant à la communication entre humains plus qu’au calcul ou à la gestion. Il y a une forte interaction entre le développement de l’informatique et les processus sociaux, ce qui pose nombre de questions. Dans quelle mesure l’évolution de l’informatique reflète-t-elle les changements sociaux, en particulier ce que les sociologues appellent « la société en réseau » ? Jusqu’à quel point le progrès technique influence-t-il ces mêmes changements sociaux et économiques ? Quelles conséquences peut-on craindre pour la vie privée et l’intégration sociale ? Ces questions sont pertinentes pour un informaticien, car les applications qui ont le plus de succès sont souvent celles qui répondent à des besoins sociaux.

Comme exemple (entre autres) de ce genre de réflexions, voici les publications récentes d’un des membres du LATECE :

D. Memmi, Information technology as social phenomenon, AI & Society 30 (2), 2015.
D. Memmi, A social contract for virtual institutions, AI & Society 30 (1), 2015.
D. Memmi, Information overload and virtual institutions, AI & Society 29 (1), 2014.
D. Memmi, Cultural consequences of computing technology, AI & Society special issue, 28 (1), 2013.
D. Memmi, L’informatique comme technologie cognitive, Les Cahiers de l’ISC, No 2, Institut des Sciences Cognitives, UQAM, 2011.
D. Memmi, Sociology of virtual communities and social software design, in S. Murugesan (ed), Handbook of Research on Web 2.0, 3.0, and X.0, Information Science Reference, IGI Global, 2010.
D. Memmi, The social context of knowledge, in Social Information Retrieval Systems, D. Goh & S. Foo (eds), Information Science Reference, IGI Global, 2008.
D. Memmi, The nature of virtual communities, AI & Society, 20 (3), 2006.

Les applications sur Internet sont présentes dans toutes les sphères d’activité de la société moderne. Elles sont devenues le moyen idéal pour distribuer l’information et livrer des services. Diverses applications, allant des affaires électroniques au gouvernement en ligne, en passant par le télé-apprentissage et la télémédecine, répondent à des besoins importants et révolutionnent nos schémas de production et de consommation au quotidien. Des applications de communication ont aussi révolutionné notre espace social, en redéfinissant la nature et les média d’interactions entre humains, et en définissant de nouvelles structures sociales inédites. Notre utilisation quotidienne des applications de commerce électronique, de médias sociaux, voire même nos simples déplacements avec notre téléphone intelligent en poche, génèrent une quantité phénoménale de données qui regorgent de révélations sur nos habitudes, nos besoins, nos désirs, voire même nos opinions. Diverses organisations peuvent ou pourraient fouiller ces données, dans le but, par exemple, de mieux planifier le réseau de transport, mieux placer les produits sur les tablettes pour en augmenter les ventes, ou nous prémunir contre le clonage de notre carte de crédit. Encore faut-il que l’on sache quoi chercher, où chercher, et comment le trouver de façon efficace. On doit aussi se pencher sur les problèmes de confidentialité de données, de respect de la vie privée, et sur les enjeux éthiques du profilage pour en prendre conscience et peut-être contribuer à leur solution.

Partant, la problématique de la conception et de la mise en oeuvre d’applications internet est :

  1. Actuelle, autant pour notre vie de tous les jours que pour notre travail de chercheurs;
  2. Multidisciplinaire, mettant en oeuvre plusieurs domaines disciplinaires : informatique (génie logiciel, télécommunications, intelligence artificielle), mathématiques (fouille de données), sciences de la gestion (gestion de processus d’affaires, marketing), et psychologie sociale (gestion de l’expérience client), sociologie (réseaux sociaux, enjeux sociaux du profilage/big data) et communications (médias sociaux)
  3. Fédératrice : exigeant une approche intégrée de certaines problématiques. Par exemple, la gestion de l’expérience du consommateur, combine des problématiques en psychologie, en marketing, en fouille de données, en mobilité, et en génie logiciel.